« Les Gaulois réfractaires vont résister », ont de nouveau promis samedi 18 septembre des manifestants anti-passe sanitaire en France, où 180 rassemblements étaient prévus, pour le dixième week-end consécutif.

10ème samedi de manifestations des « réfractaires » à la vaccination et anti-pass sanitaire

Photo DDM Frédéric Charmeux

Selon une source policière, 17 000 manifestants étaient attendus à Paris et 80 000 à 120 000 dans le reste du pays. Le 11 septembre, les autorités avaient compté 121 000 manifestants sur l’ensemble du territoire, loin des 237 000 participants du 7 août.

Dans le même temps, l’épidémie de Covid-19 se calme en France, selon les autorités, et Emmanuel Macron s’était dit prêt jeudi à « lever certaines contraintes » dans « les territoires où le virus circule moins vite » sans toutefois donner d’échéancier précis.

« J’ai démissionné »

« Je ne me suis pas fait vacciner, même pas en rêve, et j’ai démissionné » de la Fonction publique, a déclaré à l’AFP une aide-soignante d’Ile-de-France, repérable à sa blouse blanche, dans une manifestation à l’appel des « Gilets jaunes » dans l’après-midi à Paris. « Le vaccin, on n’est pas sûrs de ce qu’il y a dedans, on n’est pas des cobayes », lançait cette femme de 37 ans, « en colère et triste », ne livrant que son prénom, Hager.

Le ministre de la Santé Olivier Véran avait annoncé jeudi que « quelque 3 000 suspensions » avaient été signifiées à des personnels de santé non vaccinés contre le Covid-19, après l’entrée en vigueur mercredi de l’obligation vaccinale les concernant.

Telle Armelle, éducatrice spécialisée en pédopsychiatrie dans le Val-d’Oise, « suspendue depuis le 16 septembre ». « Je prends soin de ma santé comme je l’entends, par respect pour moi-même, je ne renoncerai pas à mon droit à choisir », argumentait cette manifestante parisienne.

Vers 16 h 30, un groupe d’une centaine de manifestants Gilets jaunes a traversé brièvement le hall de la gare de l’Est, sans incidents, a constaté un journaliste de l’AFP. Les commerces de cette gare parisienne étaient ouverts et les passagers attendaient leurs trains sur les quais. Une source policière a confirmé qu’il n’y avait « ni violence ni dégradation ».

À Toulouse, ils étaient 1 500 manifestants anti-passe sanitaire à battre le pavé, selon la préfecture. Après une violente rixe la semaine dernière entre des manifestants et des militants d’extrême droite, des centaines de personnes ont scandé « Toulouse, Toulouse, antifa » dans le défilé ou « A bas, l’État, les flics et les fachos ».

Parmi les milliers de manifestants à Montpellier – 3 000 selon la préfecture – Josiane, 71 ans, retraitée commerciale, se revendiquait non vaccinée : « J’avais toujours eu confiance en la médecine et dans les vaccins, a-t-elle dit. Mais là j’ai l’impression qu’il y a quelque chose de malsain que l’on ne maîtrise pas. On a autant d’informations contre le vaccin que pour. On ne sait plus où on en est. J’ai perdu toute confiance ».

Les manifestants étaient 2 100 manifestants à Lille, selon la préfecture, soit 100 de plus que le samedi précédent.

Le pass sanitaire est devenu obligatoire le 21 juillet dans les lieux accueillant plus de 50 personnes. Il a ensuite été étendu aux hôpitaux sauf urgences ou encore aux bars et restaurants, et le 30 août aux 1,8 million de salariés au contact du public.

Le 30 septembre, il devrait être appliqué aux 12-17 ans.