Hubert Germain avait tout planifié. Le départ du convoi funéraire depuis les Invalides. Son passage devant la statue du général de Gaulle, sur la place Georges-Clemenceau, qui jouxte les Champs-Elysées.

CREDIT : France 2

A l’occasion du 103e anniversaire de l’armistice de 1918, un hommage national est rendu jeudi au dernier Compagnon de la Libération, mort le 12 octobre.

Emmanuel Macron s’est recueilli pendant une dizaine de minutes devant le cercueil d’Hubert Germain, dans la crypte du Mémorial de la France combattante du Mont Valérien.

“Serions-nous là sans Hubert Germain ? A 20 ans à peine il quittait tout. Ses terres drômoises, sa famille, ses amis, pour gagner Londres. Et bientôt, avec honneur et fidélité, se couvrit de gloire à Bir-Hakeim”, a déclaré le chef de l’Etat jeudi matin.

Après la larme du président Emmanuel Macron lors de la cérémonie en l’honneur d’Hubert Germain au Mont-Valérien, Patrick Germain, le fils du résistant s’est dit surpris. “Mon père avait une grande admiration pour le président Emmanuel Macron et je crois que c’était réciproque”. Les deux hommes s’étaient déjà rencontrés.
“C’était une magnifique cérémonie qui correspondait totalement à ce que voulait mon père”.

Emmanuel Macron a déposé une croix de Lorraine sur le cercueil d’Hubert Germain. Un moment symbolique puisque seul le président de la République a la possibilité de se recueillir devant la dépouille du dernier Compagnon de la Libération.