66 988 403 personnes exactement vivaient en France au 1er janvier 2019 selon le dernier recensement de l’INSEE ce qui représente un gain de 237 000 personnes chaque année pendant la période 2013-2019.

CREDIT : Faut qu’on en parle !

La population française a augmenté de 0,4 % par an entre 2013 et 2019, soit 237.000 habitants supplémentaires chaque année.

D’une manière générale, toutes les régions ont vu leur croissance démographique ralentir entre 2013 et 2019, « aux exceptions notables de la Guyane et de Paca. C’est la seule région de métropole dont la croissance se renforce, portée par le Var », explique Valérie Roux, cheffe du département de la démographie à l’Insee.

Si certains territoires sont très dynamiques, notamment l’Île-de-France (1 % de croissance chaque année pour la Seine-Saint-Denis) et la façade Atlantique (1,2 % pour la Loire-Atlantique), vingt départements ont perdu des habitants chaque année en France, contre onze lors de la précédente période.

Pour la capitale, elle compte désormais 2 165 423 habitants. Paris a encore perdu des habitants à un rythme important (- 0,5 % par an entre 2013 et 2019).
C’est 11 000 de moins que l’an dernier, et 65 000 qu’il y a six ans.
Une déperdition qui risque de s’accentuer en 2022, lorsque les déménagements liés à la crise sanitaire seront pris en compte.

Cette chute dans la capitale est due à la volonté de quitter la ville, qui lui font perdre chaque année un peu plus d’1% de population. Mais « 6 ménages sur 10 quittant Paris restent en Île-de-France », relève Valérie Roux à l’AFP.

Cette érosion régulière, observée par l’Insee, qui date son origine à l’année 2014, est d’autant plus notable que Paris est un cas à part en Île-de-France, où les autres départements ont vu leur population continuer à croître, observe le quotidien. En 2019, la population francilienne s’établissait à 12 262 544 habitants ; ce qui signifie une hausse de 2,5 % depuis 2013. Ces données font d’elle la région française la plus peuplée, puisqu’elle accueille 19 % de la population de France métropolitaine.

Les villes qui arrivent à tirer leur épingle du jeu sont ainsi situées en périphérie des grandes villes. Lyon, Marseille, Bordeaux (jusqu’à 1,4% pour la belle endormie.) « La croissance est en effet élevée lorsque les communes rurales sont sous forte influence des pôles (+0,7 % en moyenne par an) », précise l’Insee dans son étude.

La pandémie de Covid-19 ainsi que les nombreux confinements pourraient en effet avoir poussé les grands citadins à déménager vers la campagne ou les villes moyennes, mais il faudra attendre quelques années pour voir leurs effets sur le recensement de l’Insee.