L’aéroport de Nice s’est associé à d’autres aéroports italiens pour lancer des services de transport utilisant des eVTOL (avions électriques à décollage vertical).

CREDIT  : Joby Aviation

La semaine dernière, les aéroports de Rome, de Venise, de Bologne et de la Côte d’Azur, Nice en tête, ont annoncé dans un communiqué le lancement d’Urban Blue, une société travaillant sur les mobilités durables. Elle fera la part belle à la nouvelle génération d’aéronefs électriques à décollage vertical, ou eVTOL, sur laquelle travaillent plusieurs industriels.

D’ici 2024, l’aéroport de Nice sera en mesure d’accueillir les premiers « vertiports » du monde. Des infrastructures qui recevront les avions électriques à décollage vertical (e-VTOL).

Ces nouveaux appareils électriques ont pour but de relier les aéroports aux zones urbaines, mais en volant. Le but serait donc de mettre fin aux bouchons terrestres aux abords des aéroports. Le projet Urban Blue consiste donc à étudier, concevoir et construire les vertiports et ses concepteurs ont bien l’intention de l’étendre à d’autres zones géographiques.

Au-delà de la réduction du trafic, s’ajoute la dimension écologique. Ce plan de développement de la Mobilité Aérienne Urbaine fait partie de l’engagement « zéro émission de CO2 d’ici 2030 », projet figurant dans la feuille de route remise à l’ACI Europe (Airports Council International).

Pour le moment, le fonctionnement de ces installations n’a pas été détaillé. Les taxis volants devraient ainsi être réservés, pour leur lancement, à ceux bénéficiant d’une offre premium, pouvant payer plus cher pour gagner du temps, estime Numerama. En effet, pour un trajet de 45 minutes entre le centre-ville et l’aéroport, les eVTOL pourraient diviser ce temps par trois. Un enjeu de taille pour ces taxis volants dans des villes toujours plus encombrées par le trafic au sol.