« J’entends et suis décidé à prendre en charge la volonté de changement que le pays a clairement exprimé » parce que « c’est mon rôle comme garant de nos institutions », a déclaré le chef de l’Etat.

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Emmanuel Macron le 22 juin 2022 – CREDIT : Capture BFM TV

Emmanuel Macron a reconnu les « fractures » apparues aux législatives et appelé la classe politique à « légiférer différemment » et à des « compromis ».

Emmanuel Macron ferme la porte à un gouvernement d’union nationale. Dans son allocution de huit minutes diffusée ce mercredi 22 juin 2022

« Pour agir dans votre intérêt et dans celui de la nation, nous devons collectivement apprendre à gouverner et légiférer différemment ». En bâtissant « des compromis, des enrichissements, des amendements mais le faire en toute transparence, à ciel ouvert si je puis dire, dans une volonté d’union et d’action pour la nation », a-t-il ajouté en prenant à témoin les Français.

Invité de France Inter ce jeudi matin, au lendemain de l’allocution d’Emmanuel Macron, le président par interim du Rassemblement national, Jordan Bardella, a dit regretter que le chef de l’Etat « veut changer de méthode sans changer une virgule de son projet ». « Ce que je ne comprends pas, c’est qu’il demande aux oppositions de venir à lui, de créer une forme de coalition, alors que c’est lui qui a été battu dans les urnes dimanche dernier », a-t-il attaqué, avant de s’interroger : « Sur quels axes de son programme est il prêt à reculer ou à renoncer pour faire un chemin vers les partis d’opposition qui ont été portés de manière démocratique à l’Assemblée nationale ? ».

« Il n’y a ni ultimatum, ni question de 48 heures », précise Olivia Grégoire, porte parole du gouvernement après l’allocution d’Emmanuel Macron.

« Si Emmanuel Macron reste sur son projet, c’est lui qui va bloquer la France », estime Valérie Rabault, députée PS du Tarn-et-Garonne.

A droite, le nouveau chef de file des députés LR, Olivier Marleix, a lui aussi rejeté un « chèque en blanc, de surcroît sur un projet peu clair ». Il a aussi promis que son groupe ferait la semaine prochaine des propositions sur le pouvoir d’achat.

« Son discours de la méthode vise à évacuer sa responsabilité et à ne rien changer de son projet », a aussi rejeté le communiste Fabien Roussel, tandis que le socialiste Olivier Faure taclait: « Non, les formations politiques n’ont pas à lui répondre jusqu’où elles sont prêtes à aller pour lui donner un chèque en blanc ».

Le chef des écologistes Julien Bayou a jugé sur LCI son discours « flou ». « Le président dit qu’il veut agir sur le climat, nous ne le croyons pas », a-t-il dit, ajoutant que la Nupes ferait des propositions sur le sujet.