La bière pourrait coûter plus cher dans les prochaines semaines. En cause notamment : la hausse du prix des céréales mais aussi celle des matériaux d’emballage.

Crédits : KENZO TRIBOUILLARD / AFP

Avec 30 litres consommés chaque année, la bière a une place a une place privilégiée dans le cœur des Français. Mais la note devrait être plus salée ces prochains mois. Tout comme l’essence, de l’électricité, du gaz ou encore des pâtes, la boisson alcoolisée n’échappe pas à l’augmentation des prix. Une hausse de 5 à 10 % est envisagée, soit 15 à 30 centimes de plus pour une bouteille de bière, selon le Syndicat national des brasseurs indépendants (SNBI), cité par Le Figaro.

Plusieurs facteurs expliquent cette hausse annoncée.  Les prix des emballages, des matières premières agricoles, du prix de l’énergie et des coûts de transport affecte lourdement le coût de fabrication. Cette hausse des prix s’explique en premier lieu par la mauvaise année qu’a connue la production des céréales nécessaires à la fabrication de la bière, notamment le malt. En cause, des épisodes récurrents de pluie et de gel qui ont «conduit à une augmentation du prix de 30%» d’après Jean-François Drouin, président du syndicat national des brasseurs indépendants (SNBI).

Les piètres récoltes de 2021 ne sont pas le seul problème auquel doivent faire face les 2300 brasseries implantées en France. Comme le reste de la France, ils sont soumis à la hausse des prix de l’énergie. Or, la production de bière est très demandeuse en électricité et en gaz.

Autre cause de cette inflation : l’augmentation du prix des matériaux d’emballage, estimée entre + 10 et + 24 %. Qu’ils soient fabriqués à base de verre, de métal ou de carton, le constat est le même : les prix des fournisseurs flambent. Même l’inox, matière dans laquelle sont fabriquées les cuves utilisées par les brasseurs, est concerné.

Afin de limiter les coûts de production pour la brasserie, le directeur de “3 Monts” prône également le développement d’autres solutions, notamment le principe de consigne. Les clients ramènent au supermarché les bouteilles consommées pour qu’elles soient ensuite réutilisées. Une technique déjà répandue en Belgique.

Les négociations annuelles entre fournisseurs et grande distribution pour les tarifs de l’année 2022 ont déjà commencé.