Après l’annonce cet été de la suppression des épreuves de tronc commun, le ministère de l’Éducation nationale a mis en ligne un guide à destination des enseignants, qui détaille les modalités d’évaluation.

CREDIT  : Ina FASSBENDER via AFP

Après deux bacs sous Covid-19 et des épreuves remaniées, avec l’apparition du Grand Oral, de nombreux professeurs, parents et élèves pourraient espérer passer une année tranquille, avec un baccalauréat bien défini et sans surprise. Cependant, le ministère de l’Education national n’a pas encore fini son projet de réforme.

Aujourd’hui en France, un nouveau bouleversement est annoncé, à partir de l’année scolaire 2022-2023, pour les élèves de terminale. Jusqu’à présent, la note du baccalauréat se répartissait entre les épreuves finales (français en première ; spécialités, philosophie et grand oral en terminale), à hauteur de 60 %, et le contrôle continu, pour 40 %. Ce dernier est basé sur les « évaluations communes » (contrôles organisés à la même période dans les lycées), ainsi que sur le bulletin scolaire.

En 2022, le Bac va donc encore changer de forme. En juin, avant même la fin des épreuves, Jean-Michel Blanquer annonçait déjà son souhait de supprimer les épreuves communes, pour renforcer le contrôle continu.

Changement important : l’arrivée des « projets locaux d’évaluation ». Chaque lycée devra remettre à ses enseignants un guide de l’évaluation, spécifiant « les critères d’évaluation, le calendrier, les objectifs à atteindre », nous apprend le Parisien. Cette mesure a pour but de permettre à chaque établissement d’évaluer au mieux leurs élèves, en fonction des moyens locaux et du niveau général des élèves du lycée.

Cependant, “absolument rien n’a été modifié depuis cet été”, indique à BFMTV.com Bruno Bobkiewicz, secrétaire général du Syndicat national des personnels de direction de l’Éducation nationale (SNPDEN-Unsa).

Alors que de nombreux médias expliquent que le baccalauréat allait connaître de nouveaux changements cette année ; an réalité, ces nouvelles “règles du jeu sont connues depuis le mois de juillet”, assure le directeur général de l’enseignement scolaire, Édouard Geffray, à BFMTV.com.