L’attaquant est poursuivi pour complicité de tentative de chantage envers son ancien coéquipier Mathieu Valbuena.  Le parquet a requis 10 mois de sursis et 75.000 euros d’amende envers l’attaquant des Bleus.

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Dix mois de prison avec sursis et 75.000 euros d’amende : c’est la peine contre de Karim Benzema sur l’«affaire de la sextape». Dans ce dossier, qui remonte à 2015, cinq hommes, dont l’attaquant de l’équipe de France, sont jugés pour avoir essayé de faire chanter Mathieu Valbuena,  au moyen d’une vidéo à caractère sexuel.

Contre les quatre autres prévenus, poursuivis dans cette affaire pour tentative de chantage, le ministère public a requis des peines allant de dix-huit mois de prison avec sursis à quatre ans de prison. Zouaoui et Angot risquent de la prison ferme (4 ans de prison et 18 mois réclamés), tout comme Zenati (2 ans), alors que Younès Houass, le premier intermédiaire avant Zenati, risque 18 mois avec sursis.

« On requiert une peine absurde, disproportionnée, qui n’a rien à voir avec ce dossier », a réagi devant la presse l’avocat de Karim Benzema, Sylvain Cormier, regrettant que le parquet ait voulu « se payer une star ». Les représentants de Karim Benzema ne sont pas du tout satisfaits.

A la mi-journée, Mathieu Valbuena, qui s’est longtemps exprimé la veille sur les conséquences de cette tentative de chantage pour lui et pour sa carrière, a quitté Versailles et a rejoint Francfort, où son équipe, l’Olympiakos, dispute dans la soirée un match de Ligue Europa. Il a pris l’avion avec en tête les excuses de Mustapha Zouaoui.