Celui-ci va entraîner un raccourcissement des délais entre la sortie des films en salle et leur diffusion sur la chaîne cryptée, puis sur les plates-formes.

CREDIT  :  CANAL+

200 millions d’euros par an garantis par Canal+ jusqu’en 2024 : le cinéma français peut souffler, son financement est assuré pour au moins trois ans.
Celui-ci va entraîner un raccourcissement des délais entre la sortie des films en salle et leur diffusion sur la chaîne cryptée, puis sur les plates-formes.

Vous pourrez désormais regarder un film sur Canal + six mois après sa sortie au cinéma.
Le contrat entre le groupe Canal+ va durer jusqu’en 2024. Il permet à la chaîne de diffuser les films 6 mois après leur sortie, en exclusivité pendant neuf mois, contre huit mois auparavant. En contrepartie, la chaîne doit investir « plus de 600 millions d’euros pour les trois prochaines années dans le cinéma français et européen pour Canal+ et Ciné+ ».

Les plateformes de vidéo par abonnement type Netflix ou Prime Video d’une part, les chaînes gratuites de l’autre, pourront se trouver lésées par l’accord intervenu entre Canal+ et les organisations professionnelles du cinéma.

La seconde bombe à retardement concerne les chaînes gratuites, qui financent elles aussi de manière conséquente le cinéma. TF1, M6 et le groupe France Télévisions sont doublement les dindons de la farce. D’une part, elles pourraient se retrouver à diffuser les films qu’elles ont achetés (et notamment les superproductions américaines génératrices d’audience) alors qu’ils seraient en même temps disponibles sur les plateformes.