Les effets de la campagne de vaccination engagée en 2000 auprès des adolescentes sont aujourd’hui mesurables.

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Les cas de cancer du col de l’utérus ont particulièrement décliné parmi les femmes britanniques ayant reçu le vaccin Cervarix contre l’infection au papillomavirus, à l’origine de ces cancers, constate une étude publiée jeudi 4 novembre dans The Lancet (en anglais).

Les cancers du col de l’utérus sont quasiment toujours provoqués par une infection, sexuellement transmissible, au papillomavirus. Depuis le milieu des années 2000, des vaccins existent contre celle-ci. De nombreux pays ont donc engagé une campagne auprès des adolescents, l’idée étant de recevoir le vaccin avant d’être actif sexuellement. C’est le cas de la France, qui l’a même étendue cette année aux garçons, bien que le taux de couverture reste très inférieur aux objectifs.

Jusqu’à maintenant, on connaissait bien l’efficacité des vaccins contre l’infection elle-même et contre l’apparition de lésions pré-cancéreuses. Mais les données étaient moins précises sur la fréquence des cancers déclarés.

C’est l’apport de l’étude du Lancet. Selon ses conclusions, il y a une nette réduction des cas de cancers du col de l’utérus chez les femmes éligibles à la campagne de vaccination britannique, lancée à la fin des années 2000.

Par ailleurs, afin de mener un suivi à long terme, l’étude ne s’intéresse qu’à des femmes ayant pu bénéficier de la campagne britannique à ses tout débuts. Or, c’était à l’époque le vaccin Cervarix, produit par le laboratoire GSK, qui était utilisé. Depuis, il a été remplacé par le Gardasil de l’américain Merck, dit MSD hors des Etats-Unis, sur lequel l’étude ne peut donc rendre de conclusions.