Catégorisée comme mineure, elle n’a pas eu de conséquences importantes sur Terre. Mais de quoi s’agit-il ?

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Image d’illustration – CREDIT : Faut qu’on en parle

Les tempêtes solaires libèrent en quelques minutes 100.000 fois plus d’énergie que toutes les centrales électriques sur Terre n’en produisent en une année. Mais surtout, elles font des ravages sur les technologies modernes comme les avions (qui doivent parfois annuler des vols au-dessus des pôles) où les communications radio (qui sont perdues).

Lors de ces événements, une bulle de particules chargées surchauffée (on parle de plasma) est catapultée à grande vitesse dans une direction précise. Parfois, ces éruptions peuvent filer droit vers la Terre. Les particules se heurtent alors au champ magnétique terrestre, qui nous sert de bouclier contre ces phénomènes. Ce flux de plasma solaire s’écrase alors au niveau de la haute atmosphère, ce qui peut parfois donner lieu à des aurores.

Pour résumer, la tempête solaire, aussi appelée « éruption solaire », correspond à la libération soudaine d’énergie à la surface du Soleil, durant quelques minutes à quelques dizaines de minutes, sous forme de matière énergétique et d’ondes électromagnétiques.

Côté santé humaine, la tempête solaire peut entraîner une dérégulation de la fréquence cardiaque et augmenter le risque d’infarctus. Des chercheurs ont récemment montré que ces tempêtes solaires pouvaient avoir des conséquences sur le rythme cardiaque et le système nerveux de façon presque immédiate. Elles réduisent la variabilité de la fréquence cardiaque. Chez les personnes souffrant de maladies coronariennes, elles augmentent le risque qu’une insuffisance cardiaque ou qu’un infarctus surviennent.

Ces phénomènes restent néanmoins surveillés de près par les scientifiques, à la fois pour la santé des équipes à bord de l’ISS, qui ne profitent pas de la protection fournie par notre atmosphère, mais aussi pour les risques qu’une tempête majeure représente, que ce soit pour le matériel électronique ou dans le pire des cas pour la vie en général.

La dernière fois que d’importants dysfonctionnements de communications ont été recensés, c’était entre le 1er et 2 septembre 1859, où les échanges de télégraphes avaient notamment été perturbés.