Dimanche 31 octobre, à 3 heures du matin, il sera en fait 2 heures. Au réveil, il vous faudra donc régler vos montres et horloges (biologiques).

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En septembre 2018, la Commission européenne avait pourtant proposé l’abolition du changement d’heure pour 2019, à la suite d’une consultation citoyenne en ligne, qui avait donné un résultat sans appel : 84 % des 4,6 millions d’Européens y ayant répondu s’étaient prononcés en faveur de la suppression de cette tradition, instaurée en France en 1976 et dans l’UE en 1980.

En mars 2019, le Parlement européen avait finalement voté pour repousser la date de 2019 à 2021. Les eurodéputés de la commission des transports avaient mis en avant le fait qu’ils souhaitaient «que les Etats membres se coordonnent avant toute modification», afin que cela «ne perturbe pas le fonctionnement du marché intérieur», notamment dans les régions transfrontalières. Ceux-ci voulant éviter de créer un patchwork de fuseaux horaires entre pays voisins.

La Commission a en effet laissé les Etats libres de choisir l’heure qu’ils voulaient garder (été ou hiver).

En France, c’est l’heure d’été qui a été plébiscitée par une majorité de personnes (59 %) lors d’une consultation organisée par l’Assemblée nationale en début 2019, qui a réuni 2,1 millions d’internautes. Tout comme au Portugal, à Chypre ou encore en Pologne. Alors qu’en Finlande, au Danemark ou aux Pays-Bas, c’est l’heure d’hiver qui a la préférence d’une majorité de personnes.

Un hypothétique retour de ce dossier risque d’ailleurs d’être synonyme de discussions complexes pour les Vingt-Sept, qui veulent éviter qu’un “patchwork d’heures différentes” se mette en place sur le continent, selon l’eurodéputée suédoise Marita Ulvskog, qui présentait le texte au Parlement européen il y a deux ans et demi.

Une mesure qui “n’est plus à l’ordre du jour”
La directive devait normalement être adoptée par le Conseil européen fin 2020, puis transposée par les États membres, mais le contexte diplomatique et sanitaire a brutalement relégué la question du changement d’heure en bas de la liste des priorités des Vingt-Sept.