Emmanuel Macron a annoncé mardi 2 novembre le lancement au 1er mars 2022 d’un “contrat engagement jeune”, proposant aux moins de 25 ans sans formation ni emploi depuis plusieurs mois une allocation allant jusqu’à 500 euros par mois en échange de 15 à 20 heures par semaine de formation ou d’accompagnement

Emmanuel Macron va annoncer un nouveau dispositif d’aide aux jeunes.  − Crédit : STEPHANE DE SAKUTIN / POOL / AFP

“Il s’agit d’une mesure simple : de l’engagement, de l’assiduité, de la motivation et un Etat qui vous accompagne”, souligne le chef de l’Etat sur son compte Facebook.

S’inspirant de la Garantie jeunes, un parcours intensif d’accompagnement individuel et collectif au succès reconnu, Emmanuel Macron va donc lancer le «Contrat Engagement Jeune». Une «mesure simple : de l’engagement, de l’assiduité, de la motivation et un État qui vous accompagne.»

Dans son message, Emmanuel Macron s’est aussi félicité du plan 1 jeune 1 solution mis en place durant la pandémie, ainsi que du niveau de chômage des jeunes «plus faible aujourd’hui qu’avant la crise».

“Au plus haut de la pandémie, nous avons lancé la plateforme 1 jeune 1 solution et vous êtes 3 millions à avoir trouvé une formation, un stage ou un emploi”, écrit le chef de l’Etat en s’adressant directement aux jeunes, rappelant qu’un nombre record de 525.000 contrats d’apprentissage ont été signés en 2020.

“Grâce à toutes ces actions, le chômage des jeunes est plus faible aujourd’hui qu’avant la crise. Il n’a d’ailleurs jamais été aussi faible depuis 2008”.

«Il demeure toutefois trop élevé et je ne me résous pas à ce que plusieurs centaines de milliers d’entre vous soient depuis trop longtemps sans emploi, souvent sans ressources. Sans perspectives», a-t-il ajouté.

Ce revenu d’engagement devrait également être évoqué par le premier ministre Jean Castex lors d’un déplacement dans une mission locale à Vitry-sur-Seine prévu ce mardi matin.

Le scénario désormais présenté pourrait concerner 500.000 à 600.000 jeunes de 16 à 25 ans par an, depuis un certain temps ni en emploi, ni en formation, ni en étude au lieu du million voire plus envisagé cet été, lorsqu’était évoquée la possibilité d’y inclure aussi des travailleurs précaires et la totalité des jeunes sans emploi ni formation.