À la dernière minute, l’Inde a réussi à avoir gain de cause sur le charbon et la question des pertes et dommages, un sujet vital pour les pays déjà impactés par le changement climatique.

CREDIT  : COP26

Dans son discours de clôture, l’homme politique britannique s’est dit sincèrement désolé avant d’ajouter : Je comprends la profonde déception, mais il est vital que nous protégions ce texte​.

Les quelque 200 pays de la COP26 ont donc adopté samedi un accord pour accélérer la lutte contre le réchauffement de la planète, mais sans garantir de tenir l’objectif de le contenir à 1,5°C ni répondre aux demandes d’aide des pays pauvres.

Le patron de l’ONU lui-même a relevé les faiblesses de ce “Pacte de Glasgow”, avertissant que “la catastrophe climatique frappe toujours à la porte”, la “volonté politique” ayant manqué pour surmonter les “contradictions” entre pays.

Le texte a en effet été adopté à l’issue de deux semaines de négociations éprouvantes, à l’image des changements de dernière minute, moins contraignants, introduits sur la question des énergies fossiles à la demande de la Chine et de l’Inde.

La formulation a été atténuée au fil des versions et jusqu’à l’ultime minute avant l’adoption en plénière, à l’insistance notamment de la Chine et de l’Inde. La version finale appelle à “intensifier les efforts vers la réduction du charbon sans systèmes de capture (de CO2) et à la sortie des subventions inefficaces aux énergies fossiles”. Avec ici encore une mention des “circonstances nationales particulières”.

Une “pilule amère à avaler”, mais acceptée “pour le bien commun”, a regretté la représentante du Liechtenstein, résumant de nombreuses interventions de délégués.

Après un échec aux deux dernières COP, celle-ci a d’autre part réussi à mettre la dernière main aux règles d’utilisation de l’accord de Paris, notamment sur le fonctionnement des marchés carbone censés aider à réduire les émissions.

Le dossier explosif de l’aide aux pays pauvres, qui a un temps semblé pouvoir faire dérailler les négociations, n’a par contre pas trouvé de résolution.

Echaudés par la promesse toujours non tenue des plus riches de porter à partir de 2020 leur aide climat au Sud à 100 milliards de dollars par an, les pays pauvres, les moins responsables du réchauffement mais en première ligne face à ses impacts, demandaient un financement spécifique des “pertes et préjudices” qu’ils subissent déjà.