Le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a annoncé dimanche 9 janvier chez BFMTV « un plan de renforcement de notre politique de tests » face à l’épidémie qui déferle en France de Covid-19.

CREDIT : Capture Youtube Public Senat

Le gouvernement veut notamment créer « plusieurs centaines » de points de dépistage à proximité des centres de vaccination. Ce sont les professionnels travaillant dans ces centres qui feront passer les tests, dans les moments de la journée où ils auront moins d’injections à réaliser, a expliqué Gabriel Attal.

Face à la forte demande de tests et des délais parfois longs pour obtenir un rendez-vous, le porte-parole du gouvernement a annoncé le renforcement de la stratégie de tests.

Concernant les tests PCR, Gabriel Attal a détaillé plusieurs mesures :

  • « On va demander qu’à proximité des centres de vaccinations, soient ouverts des centres de dépistage. Nous visons l’ouverture de plusieurs centaines de nouveaux centres
  • On va permettre aux pharmaciens de recruter eux-mêmes des professionnels de santé qu’ils puissent ouvrir des petits centres de dépistage à proximité directe de leur pharmacie
  • On va élargir le vivier de personnes qui peuvent pratiquer des tests, en l’ouvrant notamment aux biologistes moléculaires et les personnes qui ont un brevet de premier secours.

Sur les autotests, dont on a vu cette semaine qu’il était difficile de s’en procurer, nous allons garantir deux choses :

  • que les pharmacies aient suffisamment de stocks, avec 10 millions de tests envoyés la semaine prochaine,
  • que celles qui n’en ont pas commandé de peur de ne pas pouvoir écouler leur stock soient indemnisées par le gouvernement le cas échéant. »

Le porte-parole du gouvernement a admis que cette stratégie représentait « un budget important », mais selon lui « laisser galoper l’épidémie » ne coûterait pas forcément moins d’argent.

Par ailleurs, le gouvernement avait misé sur la date du 15 janvier, finalement, le retard engendré par les suspensions de l’examen du projet de loi à l’Assemblée nationale ne devrait que peu affecter l’entrée en vigueur du pass vaccinal, visant à remplacer le pass sanitaire suivant le texte porté par l’exécutif.

Gabriel Attal a déclaré que le gouvernement « visait un examen du texte qui s’achèverait à la fin de la semaine qui vient », permettant ainsi une application du pass vaccinal « au plus tard dans les premiers jours de la semaine du 17 janvier« .

Le porte-parole a rappelé « l’obstruction pour empêcher l’étude du texte » de la part de certains parlementaires, qui a provoqué « un retard » dans le processus.