C’est la première disposition phare de cette loi : la possibilité, à partir du 1er juin pour les nouveaux contrats, et du 1er septembre pour les autres, de changer son assurance emprunteur à tout moment, et sans frais.

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Le Parlement a entériné la « Loi Lemoine », jeudi 17 février, après un ultime vote du Sénat. Il y a deux semaines, députés et sénateurs étaient tombés d’accord en commission mixte paritaire pour faire évoluer l’assurance emprunteur pour les prêts immobiliers au bénéfice des assurés.

Cette nouvelle règle aura vraisemblablement comme conséquence d’accentuer la concurrence – les banques représentent pour l’heure 88% du marché – et ainsi, de faire chuter les prix.

« On a 7 millions d’emprunteurs en France qui payent 7 milliards d’euros de cotisation par an », expliquait sur france info Eric Maumy, président d’April, leader du courtage en assurance. Et selon lui, la marge de négociation est importante : « Si vous faites jouer la concurrence, vous allez pouvoir obtenir 50% d’économies » par rapport à ce que votre banque peut proposer. A l’inverse, les professionnels du secteur mettaient en garde contre un risque de démutualisation.

Voici ce qu’elle change, pour un marché très important, notamment pour les banques, évalué à près de 10 milliards d’euros de cotisations par an, avec près de sept millions de propriétaires ayant un crédit en cours.

« Cette proposition de loi représente un véritable gain de pouvoir d’achat pour nos compatriotes », a également assuré le ministre chargé des Comptes publics Olivier Dussopt, le chiffrant au global à « environ 550 millions d’euros par an ». Un chiffrage toutefois contesté par la présidente de la commission des Affaires économiques du Sénat Sophie Primas (LR).