Cet accord intervient après l’annulation avec la France du mégacontrat portant sur l’achat de douze sous-marins français pour une valeur de 55 milliards d’euros.

CREDIT  : KYM SMITH / AUSTRALIAN DEFENCE FORCE / AFP

La France définitivement écartée. L’Australie s’est officiellement engagée, lundi 22 novembre, dans un programme très contesté pour s’équiper de sous-marins à propulsion nucléaire dans le cadre d’une nouvelle alliance de défense avec la Grande-Bretagne et les Etats-Unis. Il s’agit du premier accord signé depuis l’annonce en septembre par les trois pays de leur nouvelle alliance de défense, nommée AUKUS, pour faire face aux tensions stratégiques croissantes entre les Etats-Unis et la Chine dans le Pacifique.

Cette alliance s’était accompagnée de l’annulation par l’Australie d’un mégacontrat portant sur l’achat de douze sous-marins français à propulsion conventionnelle pour une valeur de 90 milliards de dollars australiens (55 milliards d’euros), provoquant une brouille durable entre Paris et Canberra.

Cela devrait permettre à l’Australie à achever une étude de 18 mois sur l’acquisition de sous-marins, a expliqué Peter Dutton. Les détails de l’acquisition doivent encore être décidés, notamment si l’Australie optera pour des sous-marins d’attaque à propulsion nucléaire américains ou britanniques.