Dans ce court débat, les deux anciens collaborateurs ont échangé autour des questions migratoires et sécuritaires. En candidate potentielle, Valérie Pécresse a détaillé son programme tandis que Gérald Darmanin s’est efforcé de défendre le bilan du gouvernement.

Capture France 2

Invitée de l’émission politique « Elysée 2022 », présentée par nos confrères Léa Salamé et Thomas Sotto sur France 2, Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France et candidate à la primaire (éventuelle) LR, a pu débattre avec le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin.

“Le leadership au féminin, ça existe et ça marche”, a expliqué Valérie Pécresse, en se comparant à Angela Merkel, pour “la concertation”, et à Margaret Thatcher, pour “la fermeté”, ajoutant qu’elle était plutôt “deux tiers Merkel et un tiers Thatcher”. “Vous savez, on a eu 27 présidents de la République hommes, en France, aujourd’hui, a-t-elle souligné. Imaginer une femme présidente, ça n’est pas forcément facile, y compris pour les Français.”

Valérie Pécresse a fait face au ministre de l’Intérieur, débattant notamment des questions d’immigration et d’intégration. Les deux membres de la droite française se sont écharpés sur leur parcours politique, la présidente de région taclant le choix de l’ancien maire de Tourcoing de rejoindre le gouvernement d’Emmanuel Macron. “Moi je n’ai pas changé de convictions, a-t-elle affirmé. Il est allé servir ses ambitions.”

Valérie Pécresse a tout de même conclu cet échange par un dernier tacle à l’ancien maire de Tourcoing : “Vous êtes une marionnette de droite au service d’une majorité de gauche”.

La candidate à la présidentielle a notamment critiqué la politique du gouvernement en matière d’asile et d’immigration. “Oui, il y a trop d’immigrés en France, a-t-elle affirmé. Une immigration incontrôlée et une intégration ratée, ça peut disloquer une nation. On a besoin de diminuer les flux parce qu’on n’arrive plus à intégrer correctement. Il faut stopper l’immigration incontrôlée.” Elle a notamment défendu le principe de demandes d’asile “à la frontière”, une proposition jugée “irréaliste” par le ministre de l’Intérieur.

Un peu plus tôt dans la soirée, elle a estimé que “la France d’Eric Zemmour n’est pas la [s]ienne” et dénoncé sa “récupération”. “Quand on dit : ‘il faut faire alliance avec l’extrême droite’, on ne peut pas être un gaulliste sincère et avoir la France à cœur”, a-t-elle lancé.