Le président russe Vladimir Poutine a annoncé, jeudi matin, une « opération militaire » en Ukraine pour, selon lui, défendre les séparatistes de l’est du pays, malgré les sanctions infligées par l’Occident.

CREDIT : Twitter Paula Chertok – Boryspil Airport

Des forces terrestres russes sont entrées sur le territoire ukrainien, notamment depuis la Crimée annexée, ont indiqué jeudi les garde-frontières ukrainiens.

Des frappes russes sont en cours sur une demi-douzaine de villes ukrainiennes, notamment Kiev et Kharkiv.
Joe Biden et l’Otan ont condamné une guerre « préméditée » et les leaders occidentaux vont se réunion en urgence ce jeudi.

Les habitants de Kiev prennent la route. Les avenues se retrouvent, alors qu’il fait encore noir, avec le trafic des heures de pointe. Des voitures remplies de familles filent vers l’extérieur de la ville, l’ouest ou à la campagne, au plus loin de la frontière russe, située à 400 km. Mais si le front de l’est est celui où les bombardements semblent les plus soutenus, aucune région de l’Ukraine ne semble à l’abri.

Les sanctions de l’UE s’applique au plus tôt, « Les sanctions viseront des secteurs stratégiques de l’économie russe. Nous allons geler les avoirs russes dans l’UE et bloquer l’accès des banques russes à notre marché financier. Ceci est conçu pour peser lourdement sur la capacité du Kremlin à financer la guerre », souligne Ursula von der Leyen jeudi matin.

Emmanuel Macron convoque un conseil de défense à 9h ce matin. Le monde entier réagit à la déclaration de guerre de la Russie. La France est solidaire de l’Ukraine. Elle se tient aux côtés des Ukrainiens et agit avec ses partenaires et alliés pour que cesse la guerre.

Le monde doit créer « une coalition anti-Poutine » pour « contraindre la Russie à la paix », a déclaré jeudi le président ukrainien Volodymyr Zelensky, dont le pays est la cible d’une opération militaire de Moscou. « Nous sommes en train de bâtir une coalition anti-Poutine », a déclaré M. Zelensky à l’issue d’entretiens notamment avec les dirigeants américain, britannique et allemand. « Le monde doit contraindre la Russie à la paix », a-t-il ajouté.

A l’ONU, dont le Conseil de sécurité était en pleine réunion au moment de l’annonce de Vladimir Poutine, la France a dénoncé le « mépris » de la Russie à l’égard des Nations unies.