Depuis le 15 octobre, les salariés des hôpitaux, cliniques et maisons de retraite, de même que les soignants libéraux, aides à domicile, pompiers et ambulanciers doivent attester d’un schéma vaccinal complet contre le Covid-19 pour travailler, sous peine de suspension de leur contrat de travail sans rémunération.

Crédits : © Radio France – Julien JEAN

Audité par le Sénat sur le projet de loi vigilance sanitaire​, le ministre de la Santé Olivier Véran a dressé un bilan de cette mesure.

“Des premières remontées dont je dispose, les deux tiers des soignants suspendus sont revenus au travail une fois vaccinés. C’est bien”, a annoncé le ministre lors d’une audition au Sénat sur le projet de loi “vigilance sanitaire”.
Toujours selon Olivier Véran, “on est donc à un taux de couverture vaccinale des salariés des établissements sanitaires et médico-sociaux qui est extrêmement élevé et un taux de suspension et de démission qui est extrêmement faible”, a-t-il poursuivi, sans avancer de nombre global pour les personnels encore suspendus.

Le 20 octobre, la ministre déléguée à l’Autonomie, Brigitte Bourguignon, évoquait devant l’Assemblée Nationale, 7 930 soignants suspendus sur les 2,7 millions de personnes concernées.

Déjà obligés depuis le 15 septembre de justifier d’au moins une injection, les salariés des hôpitaux, cliniques et maisons de retraite, ainsi que les soignants libéraux, aides à domicile, pompiers et ambulanciers, soit 2,7 millions de travailleurs, doivent depuis le 15 octobre attester d’un “schéma complet”, sous peine de suspension de leur contrat de travail, sans rémunération.