L’institut hospitalo-universitaire en maladies infectieuses de Marseille (IHU) a t-il fait ce qu’il veut ? Selon une enquête publiée par Mediapart ce vendredi 22 octobre, le directeur de l’IHU Didier Raoult et son adjoint Michel Drancourt, ont initié une “expérimentation sauvage” contre la tuberculose auprès de plusieurs patients.

CREDIT : Benjamin Béchet / L’Express

« Depuis 2017 », l’IHU « mène une expérimentation sauvage contre la tuberculose, provoquant chez plusieurs patients, dont un mineur de 17 ans, de graves complications », explique le journal, qui cite plusieurs employés de l’institut sous couvert d’anonymat. Cette expérimentation a été « initiée par son directeur, Didier Raoult, et son adjoint, Michel Drancourt », précise Mediapart.

Sous la direction de Didier Raoult, l’institut a testé une combinaison de quatre médicaments dont l’efficacité conjointe n’avait jamais été évaluée, provoquant chez plusieurs patients de graves complications.

Dans le cadre de cette expérimentation, plusieurs patients (dont un mineur de 17 ans) se sont vus prescrire des combinaisons différentes de quatre médicaments pour soigner la tuberculose. L’efficacité de ces médicaments n’aurait cependant jamais été prouvée.

Les hôpitaux marseillais, un des six membres fondateurs de l’IHU, ont de leur côté estimé dans une déclaration à la presse que si ces « manquements » étaient confirmés, ils « seraient d’une réelle gravité par leur ampleur supposée, par le temps pendant lequel ils auraient perduré, par l’implication possible de plusieurs professionnels et le cas échéant leur pleine conscience et leur volonté répétée de s’inscrire en dehors du cadre réglementaire ».

Didier Raoult quittera la tête de l’IHU au plus tard fin juin, les membres fondateurs de l’institut ayant souhaité lancer un processus de succession. Il est retraité depuis cet été en tant que professeur d’université-praticien hospitalier.