Personnalité politique préférée des Français, Edouard Philippe lance ce samedi matin son propre parti au Havre. Si il affirme vouloir élargir le socle de soutiens à Emmanuel Macron, certains macronistes redoutent la division.

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Le lancement du parti de l’ancien Premier ministre suscite la méfiance au sein de la majorité LREM/MoDem/Agir, qui travaille à la construction d’une “maison commune” en vue de la présidentielle de 2022 et qui craint un éparpillement voire une OPA sur la ligne politique.

“Pour l’élection présidentielle de 2022, je soutiendrai le président de la République”, a assuré le 12 septembre dernier Edouard Philippe, mettant ainsi fin aux spéculations sur ses ambitions. Mais l’ancien Premier ministre d’Emmanuel Macron ne se contente pas de le soutenir.

Pour pouvoir continuer à peser au niveau national, Edouard Philippe lance samedi 9 octobre son parti au Havre, où il a été réélu maire en juin 2020.

“Mon objectif est que ce parti politique concoure à la construction d’une offre politique nouvelle, rassemblant celles et ceux qui partagent l’ambition de raffermir la puissance de la France, la cohésion de notre société et la compétitivité de notre économie”, explique l’ancien membre des Républicains, qui a toujours refusé de prendre sa carte chez LREM, sur le carton d’invitation. Un parti dont on ignore encore le nom.

Edouard Philippe serait-il une menace? “Il va y avoir une guerre en 2022 pour voir qui prend la tête de la majorité”, esouligne une députée de la majorité à l’AFP. Et “tout le monde souffle un peu sur les braises car 2022 sera la guerre de succession” à Emmanuel Macron, anticipe une autre. “En politique, il ne faut pas commettre d’erreurs de tempo “: “avant les élections législatives, il y a l’élection présidentielle” et “avant 2027, il y a 2022”, avait mis en garde la semaine dernière M. Castaner, en assurant ne pas dire “cela pour Edouard Philippe”.