« C’est une décision importante car derrière ce projet médiatique, il y a un projet politique, un projet de haine qui tend à stigmatiser les personnes en raison de leur origine, de leur confession, de leur race », a réagi après la condamnation Arié Alimi, avocat de la Ligue des droits de l’Homme (LDH).

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Lors d’une conversation dans « Face à l’info », sur CNews, avec Christine Kelly sur les mineurs étrangers, le chroniqueur avait déclaré : « Vous, vous pensez à ces enfants qui sont en souffrance, moi je pense aux femmes qui sont violées par ces gens-là, aux femmes qui sont assassinées par ces gens-là, aux Français qui sont trop brutalisés et traumatisés par ces gens-là. » La présentatrice lui avait objecté, « avec timidité et grande retenue », note le tribunal, que « tous les mineurs isolés ne sont pas forcément des violeurs ».

Il avait répondu : « Tant qu’il y en aura un… il ne faut pas les laisser rentrer, parce que ça veut dire un voleur, un violeur, un assassin qui persécute les Français. »

Une trentaine d’associations s’étaient constituées parties civiles, dont SOS Racisme, la LDH et la Licra, ainsi qu’une vingtaine de conseils départementaux – les mineurs non accompagnés étant pris en charge par l’aide sociale à l’enfance, gérée par les départements.

« Les mineur.e.s étranger.e.s isolé.e.s qui viennent demander protection en France, ainsi que toutes celles et ceux qui travaillent du mieux possible à leur offrir, ne sont pas et ne seront jamais les boucs émissaires utiles d’une quelconque ambition présidentielle », a réagi Stéphane Troussel, président du Conseil départemental de Seine-Saint-Denis.