Il reste à déterminer si l’ouverture du gaz, à l’origine du drame ayant tué trois personnes, était volontaire ou involontaire, selon le parquet.

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Le gaz, qui a provoqué au début de décembre une explosion dans un immeuble à Sanary-sur-Mer (Var) tuant trois personnes, a été ouvert par une intervention humaine, a fait savoir mardi 4 janvier le parquet du Toulon.

France Bleu Provence révélait mi-décembre qu’une “surconsommation anormale” de gaz avait été constatée dans cet immeuble entre 1h et 3h du matin. L’explosion avait eu lieu vers 3h40 du matin.

« Il faudra déterminer si [cette intervention humaine] est volontaire (notamment suicide) ou involontaire (négligence ou autre) », a ajouté le procureur par intérim de la République de Toulon, Dominique Mirkovic. “Contrairement à l’incendie, c’est très difficile de retrouver des traces qui permettent d’orienter vers l’une ou l’autre solution de déclenchement de l’explosion”, explique à TF1 Serge Delhaye, expert judiciaire en explosion.

La piste de la fuite de gaz ou d’un défaut d’entretien du réseau de distribution de gaz semble donc s’éloigner. GRDF avait effectué un contrôle en octobre qui n’avait pas relevé d’anomalie.

Pour rappel, dans la nuit du 6 au 7 décembre 2021, cet immeuble de trois étages, situé sur le port de Sanary-sur-Mer, s’était effondré. Une femme et son bébé avaient été extraits vivants des décombres dans la matinée. Le père était décédé. Les corps d’une femme de 91 ans et de son fils handicapé de 58 ans avaient été retrouvés dans les décombres le lendemain, portant le bilan à trois morts.