Un ancien membre de l’équipe intégrité civique a fait une déposition auprès de l’autorité boursière, accusant le réseau de fermer les yeux sur certains contenus problématiques.

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De nouvelles révélations enraye l’image de Facebook. Vendredi 22 octobre, des articles du New York Times, du Washington Post ou de la chaîne NBC ont été publiés et portaient sur le rôle de Facebook dans la polarisation intense de la vie politique aux États-Unis. Un lanceur d’alerte a également accusé l’entreprise américaine de faire passer les profits avant la modération des contenus problématiques. Ce deuxième lanceur d’alerte est aussi un ancien membre de l’équipe de Facebook chargée de l’intégrité civique de la plateforme, qui a fait une déposition auprès de la SEC, l’autorité boursière.

Facebook avait conscience de la radicalisation de nombreux utilisateurs et du flot de désinformation en lien avec l’élection présidentielle américaine de 2020, mais n’a pas réagi en conséquence.

D’après le Washington Post, le lanceur d’alerte aurait assuré que les managers de Facebook sapaient régulièrement les efforts de lutte contre la désinformation, les discours haineux et autres contenus problématiques par peur de mettre en colère l’ancien président américain Donald Trump et ses alliés politiques, et pour ne pas risquer de perdre l’attention de ses centaines de millions d’utilisateurs, essentielle à ses volumineux profits. Le directeur général Mark Zuckerberg et la directrice des opérations Sheryl Sandberg, seraient conscients de la gravité des problèmes au sein de l’entreprise, mais ne les auraient pas signalés dans les documents que la loi les oblige à transmettre au SEC pour la bonne information des investisseurs.