Une panne d’une envergure mondiale. Facebook, Instagram, WhatsApp et Messenger, les deux réseaux sociaux et les deux messageries du géant californien, subissent une panne massive, lundi 4 octobre, affectant potentiellement des dizaines de millions d’utilisateurs dans le monde, d’après des sites spécialisés de suivi des plateformes.

Facebook, Instagram, WhatsApp et Messenger sont en panne – Josh Edelson – AFP

Les plateformes du groupe Facebook ne fonctionnaient plus lundi soir.

Sur Twitter, les hashtags #InstagramDown #FacebookDown et #WhatsApp ont déjà été partagés plusieurs dizaines de milliers de fois.

Ce n’est pas la première fois que les réseaux du groupe subissent une panne commune: la dernière remonte à mars 2021. Instagram avait de son côté subi une panne similaire il y a quelques semaines, qui avait été réglée en quelques heures.

Pour l’heure, l’entreprise n’a pas encore communiqué précisément sur la nature de la panne. Sur Twitter, l’un des responsables de la communication du groupe, Andy Stone, a publié un message peu après 18 heures.

“Ce site est inaccessible”, “impossible de trouver l’adresse du serveur”, a expliqué Facebook à de nombreux utilisateurs lundi vers 18 heures. La panne semblait durer depuis environ une heure. “Nous sommes au courant que certaines personnes ont du mal à accéder à nos applications et produits. Nous travaillons à un retour à la normale le plus rapidement possible et nous présentons nos excuses pour ce désagrément”, a tweeté Andy Stone, un porte-parole du groupe.

A 21h52, après un silence de près de quatre heures, le directeur technique de l’entreprise, Mike Schroepfer, a indiqué qu’il s’agissait de « problèmes de réseau », sans rentrer dans les détails.

Grosse boulette lors d’une maintenance ?
Le directeur technique du géant de la distribution de contenu CloudFlare explique que des changements of niveau du protocole BGP ont été détectés juste avant l’apocalypse vers 17h45 (heure de Paris). Il semble que les routes qui permettent d’aiguiller le trafic Internet aient été « retirées » par Facebook. Le patron de Cloudflare Matthew Prince, juge, lui, qu’il s’agit a priori d’une erreur de maintenance et pas d’une cyberattaque géante.