Plus de trois milliards d’utilisateurs impactés. Le géant américain du numérique, qui a fait cette annonce dans un message sur son blog lundi soir, n’a pas précisé qui a opéré le changement de configuration et si celui-ci était planifié.

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CREDIT : Lionel BONAVENTURE

Pendant environ sept heures, les réseaux sociaux Facebook et Instagram mais aussi les messageries WhatsApp ou Messenger étaient totalement inaccessibles. Ce mardi matin, tout est revenu à la normale. Facebook a expliqué par un “changement de configuration erroné” la panne d’envergure mondiale.

Plus tôt, plusieurs employés de Facebook, qui ont refusé d’être identifiés et avaient perdu accès à leurs propres outils en raison de la panne, ont déclaré à Reuters que la panne provenait selon eux d’une erreur interne sur l’acheminement du trafic vers les serveurs DNS (Domain Name System). Des experts en sécurité informatique ont estimé que la panne était probablement imputable à une erreur de configuration, sans doute en interne, sans écarter l’hypothèse théorique d’un sabotage. Une attaque venant de l’extérieur leur semblait beaucoup moins plausible, car supposant une coordination massive ou une technique très innovante.

Facebook, deuxième plus grande plate-forme publicitaire en ligne au monde, perdait environ 545 000 dollars (469 000 euros) par heure de revenus publicitaires pendant la panne, selon les estimations de la société Standard Media Index. Le réseau social avait déjà subi des pannes de grande ampleur en mars et juillet derniers. Ces pannes avaient eu un impact très relatif à long-terme sur la croissance des revenus du groupe.