Ils tentent de faire leur retour. Ce samedi, des Gilets jaunes ont réinvesti plusieurs ronds-points de France, alors que le prix de l’essence est supérieur à ce qu’il était en 2018 quand leur mouvement a émergé.

Une trentaine de gilets jaunes se sont retrouvés sur le rond-point de la RD3, à Voreppe, ce samedi 16 octobre au matin. © Cécile Mathy/FTV

De nombreux appels à manifester ont en effet été lancés, notamment dans l’Ouest, où des rassemblements étaient par exemple prévus dans la Sarthe, en Vendée, à Caen ou à Saint-Brieuc.

À Caen, l’ambiance sur le rond-point où les Gilets jaunes se sont réunis est bonne, selon notre journaliste sur place, même si l’arrivée de plusieurs véhicules de gendarmes, aux alentours de 11 h, a quelque peu crispé la situation. Les automobilistes affichent davantage de signes de soutien que d’exaspération.

Sur les réseaux sociaux, le mot clé #GiletsJaunessaison2 a récemment émergé, preuve qu’il s’agit pour les organisateurs d’écrire une nouvelle page des Gilets jaunes. Maxime Nicolle, l’une des figures du mouvement, n’a pas caché son ambition. « Pas question de revenir pour un week-end ou deux. La fête durera cent semaines s’il le faut. On n’est pas fatigué. » Une action non déclarée prévue vendredi à Paris n’a en tout cas pas eu de répercussions.

Ce samedi, quelques dizaines de personnes se sont rassemblées sur des ronds-points, la plupart du temps sans provoquer de blocage.

A Valence, dans la Drôme, nos confrères de France bleu explique qu’à partir de 8h30 une trentaine de personnes ont également perturbé la circulation au rond-point du pont des Anglais.