L’élément déclencheur de la grève a été le protocole sanitaire, annoncé dans la presse quelques heures avant la rentrée du lundi 3 janvier et modifié deux fois depuis. « Non seulement le protocole actuel ne protège pas les élèves, les personnels et leurs familles, mais de plus il désorganise complètement l’école », écrit le SNUipp-FSU dans un communiqué.

CREDIT : Capture TV France 2

Un jeudi noir en perspective dans l’ensemble du pays.

A l’appel de plusieurs puissants syndicats, la très large majorité des enseignants du premier degré, lassés par les changements incessants de protocole sanitaire à l’école par le gouvernement ainsi que par ce qu’ils estiment être « un abandon de l’exécutif », ne devraient pas assurer leurs cours ce jour.

Mais tous ceux qui veulent que leur enfant soit accueilli à l’école peuvent compter sur le « service minimum d’accueil« .

Depuis 2008, tous les élèves en école primaire doivent pouvoir être accueillis gratuitement même si la classe est fermée. Au-delà d’un quart d’enseignants grévistes, ce service doit être assuré par la commune.

Dans ce cas, les enfants sont pris en charge par des agents municipaux, des assistantes maternelles, des animateurs de centres de loisirs ou bien même des parents d’élèves. Si l’école ferme, les communes ouvrent alors une salle polyvalente, un gymnase ou organisent l’accueil dans une autre école.