La manifestation des enseignants prévue à Paris jeudi  a été annulée par les autorités. La demande a été formulée trop tardivement.

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La manifestation parisienne de plusieurs syndicats enseignants prévue jeudi pour demander “des réponses fortes” face au “chaos” engendré par la crise sanitaire, a été interdite par la préfecture de police de Paris, la demande ayant été faite “hors délai”, a-t-on appris mardi de sources concordantes.

Les syndicats FSU, CGT Educ’action, FO et SUD Education, la FCPE, ont appelé à “poursuivre la mobilisation” après la grève très suivie jeudi dernier, en s’engageant “dans une nouvelle journée d’action jeudi, y compris par la grève”.

« La préfecture de police de Paris refuse d’autoriser la manifestation organisée par l’intersyndicale d’Ile-de-France. Non content de rester sourd à la colère et aux revendications des personnels de l’Éducation nationale, le gouvernement, à travers son représentant, leur dénie le droit de l’exprimer en manifestant dans Paris », regrette la CGT dans un communiqué.

Le syndicat juge cette décision du préfet de police « inacceptable » et dit « exiger que le droit constitutionnel de manifester soit respecté ».

« Après une manifestation réussie, le 13 janvier, la préfecture de police interdit l’expression des revendications des personnels à la suite des annonces faites par le premier ministre […] La FSU proteste vivement et exige que l’interdiction de manifestation soit levée », a demandé ce syndicat dans un autre communiqué.

Selon une source proche du dossier, “ils comptaient les uns sur les autres pour faire la déclaration, du coup ils sont hors délai. Donc la manifestation est interdite”. Et s’ils viennent tout de même, “c’est un délit”, prévient-on.