Les sages-femmes travaillant à l’hôpital recevront à partir de janvier une prime de 100 euros net et une hausse de salaire d’environ 100 euros brut par mois, a annoncé jeudi le ministère de la Santé.

AFP

Le ministère de la Santé tente ainsi de répondre aux professionnelles qui se sentaient oubliées du Ségur de la Santé.

Ces revalorisations seront incluses dans le budget de la Sécu pour 2022 et représenteront une dépense supplémentaire de 40 millions d’euros par an. Elles ont été dévoilées jeudi soir par Olivier Véran, à l’occasion d’une réunion avec les syndicats de sages-femmes.

Toutes leurs revendications n’ont cependant pas été satisfaites. Leur demande d’un statut “sur-mesure” a ainsi été écartée, Olivier Véran préférant “conforter leur statut médical au sein de la fonction publique hospitalière”, notamment à travers cette “revalorisation significative”.

Leurs compétences seront néanmoins étendues à de nouveau domaines, comme l’endométriose, et le ministère entend faciliter la création des “maisons de naissance” gérées par des sages-femmes.

Des annonces accueillies froidement par le Conseil national de l’Ordre des sages-femmes, qui estime dans un communiqué qu’elles ne répondent pas “aux enjeux de la profession”.

“En ne traitant pas en profondeur les causes du malaise des sages-femmes, l’attractivité de la profession semble durablement compromise. En ignorant les problématiques croissantes d’effectifs dans les maternités, la question essentielle de la sécurité et de la qualité de la prise en charge des patientes et des nouveau-nés reste en suspens”, fait valoir l’instance.

Le Conseil national, “qui avait déjà alerté les pouvoirs publics sur la pénurie de sages-femmes et l’épuisement de ces professionnelles, s’alarme des conséquences de ces annonces sur le devenir des maternités”.