Le premier ministre rencontrera le pape François, lundi 18 octobre au Vatican, pour célébrer le centenaire des relations entre la France et le Saint-Siège.

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La visite du premier ministre tombe au milieu d’une tempête pour l’Eglise de France. Jean Castex sera reçu, lundi 18 octobre dans la matinée à Rome par le pape François dans un contexte houleux pour l’Eglise de France, confrontée aux révélations fracassantes sur les abus sexuels et à une polémique autour du « secret de la confession ».

Le premier ministre, dont le voyage était initialement prévu pour commémorer le centenaire de la reprise des relations diplomatiques avec le Saint-Siège, en 1921, sera accompagné de Gérald Darmanin, le ministre de l’Intérieur et des Cultes, et de Jean-Yves Le Drian, le ministre des Affaires étrangères.

Si le premier ministre, reçu en audience privée par le souverain pontife, devrait, selon son entourage, évoquer plusieurs sujets sur lesquels France et Vatican convergent (accès aux vaccins pour tous, changement climatique, Liban…), impossible d’occulter l’ampleur des chiffres du rapport : 216 000 mineurs agressés par un prêtre ou un religieux en France depuis les années 1950, 330 000 en comptant les agresseurs laïcs en lien avec les institutions de l’Eglise.

Depuis son élection en 2013, le pape a fait de la lutte contre les abus sexuels – “instrument de Satan” – une des priorités de son pontificat. Le Pape a d’ailleurs déjà exprimé sa “honte” et sa “douleur” à la suite du rapport Sauvé.