L’an dernier, 2.170 crimes et délits contre les lesbiennes, gay, bi et trans ont été enregistrés par la police et la gendarmerie, auxquels il faut ajouter 1.620 contraventions, à plus de 90 % pour injure ou diffamation.

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Rainbow Flag  – CREDIT : Pixabay

Ce lundi 16 mai, le conseil municipal de Grenoble a voté concernant l’épineuse question du port du burkini dans les piscines municipales de la ville. Et le maire écologiste, Éric Piolle, a obtenu gain de cause.

Il était 20h50 quand le conseil municipal de Grenoble a voté la modification du règlement intérieur de ses piscines, ouvrant la voie à l’autorisation du port du burkini et de la baignade seins nus, dans les piscines de la ville.

La délibération a été adoptée avec une courte majorité de 29 voix pour, 27 contre et deux abstentions, au terme de 2 heures 30 de débats parfois tendus. Le maire écologiste Eric Piolle a balayé les objections de l’opposition, en invoquant un combat « féministe », de santé et de « laïcité » parce que rien n’interdit le port de vêtements religieux dans l’espace public, « y compris à la piscine ».

À partir du 1er juin, l’accès aux piscines municipales grenobloises pourra se faire avec toute tenue de bain fabriquée dans un tissu adapté à la baignade et sans limite de longueur, sur les bras ou les jambes. La baignade seins nus sera également autorisée, le short de bain restant prohibé pour des raisons d’hygiène.