Ce mardi, l’image de ce JT très suivi en Russie ont fait le tour du monde, elles montraient Marina Ovsiannikova et sa pancarte critiquant l’opération militaire de Moscou en Ukraine.

CREDIT : Capture Twitter

Marina Ovsiannikova, employée d’une chaîne télé russe qui a fait irruption pendant un journal télévisé pour dénoncer l’offensive en Ukraine, a été condamnée à une amende de 30 000 roubles (environ 250 euros au taux actuel) et libérée ce mardi.

Cependant, cette audience de jugement n’était pas directement consacrée à son action à l’antenne, mais à une vidéo diffusée parallèlement sur internet dans laquelle elle dénonce l’entrée des troupes russes en Ukraine. Remise en liberté, elle risque encore des poursuites au pénal passibles de lourdes peines de prison pour son acte lors du journal télévisé.

Cette journaliste, productrice et monteuse pour la chaîne, est apparue derrière la présentatrice du journal, en brandissant une pancarte sur laquelle était écrit en anglais et en russe : « Pas de guerre. Arrêtez la guerre. Ne croyez pas la propagande. Ils vous mentent ici. Les Russes contre la guerre. » Elle a crié le même message en russe : « Arrêtez la guerre. Non à la guerre ».

Comme Facebook, Twitter ou TikTok, Instagram n’est plus accessible en Russie.
Sur sa page Facebook et son compte Instagram, où elle a reçu messages de soutien après son geste courageux, elle se décrit comme une « mère heureuse ». Très sportive et ancienne nageuse de haut niveau, elle a participé à de nombreuses compétitions lorsqu’elle était jeune. Elle pratique également la course à pied et la boxe.

Ce mardi 15 mars, le président Emmanuel Macron s’est dit prêt à offrir une protection diplomatique à la journaliste russe. « Nous allons évidemment lancer les démarches diplomatiques visant à offrir une protection, soit à l’ambassade, soit une protection asilaire », a-t-il déclaré. « Je souhaite que nous puissions avoir au plus vite toute clarté sur sa situation personnelle et sa capacité à poursuivre son travail”