Le timbre rouge, qui permettait d’affranchir un « courrier prioritaire », ne sera plus vendu à partir du 1er janvier 2023.

Nos contenus vous plaisent ? Soutenez notre duo de journalistes passionnés en regardant une courte publicité !

Assemblée nationale – Crédit : Capture Youtube

La Poste ne proposera plus de timbre rouge. Le célèbre timbre sera supprimé le 1er janvier 2023. Les ménages n’envoient désormais plus que cinq lettres prioritaires par an, contre neuf fois plus en 2010. L’Ecopli – formule la moins chère, peu utilisée, pour un envoi en quatre jours environ à actuellement 1,14 euro – va également disparaître.

Les courriers acheminés avec un timbre vert, le plus utilisé aujourd’hui pour les envois du quotidien, seront distribués en trois jours au lieu de deux. Son prix restera inchangé, à 1,16 euro pour des envois jusqu’à 20 grammes.

Le timbre rouge, lui, sera remplacé par une « e-Lettre » dématérialisée : son prix sera de 1,49 euro contre 1,43 aujourd’hui pour le timbre, le nouveau tarif comprenant le prix de l’enveloppe et du papier. Elle devra être rédigée sur le site internet laposte.fr par l’utilisateur jusqu’à 20h la veille de la date de distribution : elle sera imprimée par La Poste «à proximité du destinataire, dans le respect de la confidentialité du contenu», puis distribuée le lendemain. L’utilisateur pourra également rédiger une lettre manuscrite et la scanner pour la transmettre sur le site.

Côté confidentialité, seules les personnes qui interviendront dans les opérations de maintenance des machines seront assermentées : personne ne pourra lire les écrits des usagers.

La Poste proposera dès janvier 2023 une « lettre turquoise services plus » distribuée à J+2, avec des notifications de suivi et une compensation forfaitaire en cas de retard important. Elle sera proposée à partir de 2,95 euros, en fonction du poids. La prise en charge de cette lettre pourra être faite depuis la boîte aux lettres personnelle de l’expéditeur.

En 2020, la lettre ne pesait plus que 17% du chiffre d’affaires de La Poste, contre quelque 40% en 2010. Elle se positionne désormais comme un acteur de la logistique, ambitionnant dans son plan stratégique pour la décennie de devenir « la première plateforme européenne du lien et des échanges ».