Alors que nous venons de refranchir la barre des 30 000 cas par jour, les derniers chiffres publiés par Santé publique France révèle aussi une forte hausse du taux d’incidence chez les enfants âgés de 6 à 10 ans.

CREDIT  : Ina FASSBENDER via AFP

En seulement une semaine, le taux d’incidence des enfants de 6-10 ans a été multiplié par 2,5 et est désormais égal à 340 cas pour 100 000 habitants, alors que la moyenne nationale pour les adultes s’établit à 191.
Il était de 80 au moment de la rentrée des dernières vacances de la Toussaint, le lundi 8 novembre dernier.

Les collégiens eux ont une incidence supérieure à la moyenne tous âges confondus, avec un taux de 208 chez les 11-14 ans.

La forte hausse de l’incidence chez les plus jeunes a déjà un impact très concret dans les écoles: ce mardi, le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer, a annoncé que 6000 classes étaient à cette heure fermées en France en raison de cas de contamination.

Faut-il maintenant vacciner la tranche d’âge 5-11 ans ?
Pour les médecins, aucun doute !
“Il va bien falloir se poser la question de la vaccination des enfants. C’est aussi un moyen d’éviter que les petits transmettent à des personnes plus fragiles, leurs grands-parents par exemple ou des personnes de leur entourage qui seraient atteintes de maladies graves”, affirme Jean-Michel Molina, chef du service des maladies infectieuses de l’hôpital Saint-Louis (AP-HP).

“On a maintenant suffisamment de données de tolérance”, tranche-t-il.
Alors qu’un défense de conseil sanitaire va se réunir autour d’Emmanuel Macron ce mercredi, l’Agence européenne du médicament doit quant à elle rendre public ce jeudi son avis concernant la vaccination des 5-11 ans avec des doses du vaccin Pfizer.