Michel-Edouard Leclerc, président du groupe, a annoncé la vente de carburant à prix coûtant jusqu’au 30 octobre sur l’ensemble des stations-services de son enseigne.

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Voilà une nouvelle qui devrait apaiser un peu les consommateurs. Après les prix de l’électricité et du gaz, c’est maintenant au prix des carburants de flamber. Les magasins Leclerc, connus pour leur implication en faveur du pouvoir d’achat des Français, ont annoncé que jusqu’à la fin du mois, le carburant serait vendu à prix coûtant.

Pour le président du comité stratégique de Leclerc, c’est à l’État d’agir aux côtés des industriels. Il demande une baisse des taxes, comme la TVA ou TICPE : taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques.

« Chatouillé » par les propos de Barbara Pompili, il revendique que « la marge de manœuvre n’est pas chez nous« . En effet en vendant son carburant à prix coûtant, si les tarifs de ce dernier augmentent encore, ce seront bien de la faute des taxes de l’Etat. Il a d’ailleurs promis au micro de nos confrères que si une baisse des taxes était décidée, les prix à la pompe descendraient de même.

Carrefour va offrir une remise de 5 euros en caisse pour chaque plein dès mercredi et ce jusqu’à la fin du mois d’octobre. Cette remise se fera sous forme de bons d’achats ou sur la carte de fidélité.

Face à la hausse des prix, le gouvernement a assuré, qu’il réfléchissait à un coup de pouce pour les automobilistes, probablement sous la forme de « chèques carburant » destinés aux plus modestes.

A savoir que début octobre, les prix à la pompe ont à nouveau grimpé de deux centimes, portant la hausse des prix sur un an à 29%. Le litre de SP98 s’établissait ainsi à 1,72 euro, contre 1,66 euro pour le litre de SP95, dépassant leur niveau record d’avril 2012. Le gazole, dont le litre a atteint 1,5583 euro en moyenne, était désormais trois centimes plus cher que son record d’octobre 2018.