Le député du Nord et secrétaire général du PCF Fabien Roussel affirme qu’Emmanuel Macron envisage un « gouvernement d’union nationale ».

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Assemblée Nationale – CREDIT : Assemblée Nationale

Emmanuel Macron «envisage» la constitution d’un «gouvernement d’union nationale», afin de trouver «les voies pour sortir de la situation politique» à l’Assemblée, où il a échoué à obtenir une majorité absolue.

« Le chef de l’État envisage plusieurs scénarios. Il envisage autant un scénario de gouvernement d’union nationale, il nous en a parlé mais il en a parlé à d’autres. Il envisage aussi de construire des majorités de projets sujet par sujet, en fonction des thèmes. Et donc, il tente avec chacun de ses interlocuteurs de savoir ce que l’on serait prêts à faire. Moi, je lui ai dit qu’il avait surtout besoin de changer de politique, que ce soit à travers un gouvernement d’union nationale ou des majorités de projet. » Selon Fabien Roussel.

Le Parti communiste pourrait-il participer à un gouvernement d’union nationale ? «Je lui ai dit que nous avions déjà participé à un gouvernement d’union nationale en 1945 avec le général de Gaulle, ce n’est pas quelque chose qui nous choque de participer à la reconstruction de la France avec d’autres. Mais tout dépend du projet. Et je lui ai dit. Il faut un projet « high level », pas de la petite politique avec des petits chèques. Il faut une grande politique d’investissement avec des grandes réformes. En 45 on a créé la sécurité sociale et ça vit encore. C’est de ce niveau là qu’il faut porter l’ambition pour le pays. Nous, si c’est à ce niveau là, on est prêt à y participer. Mais je lui ai dit aussi que le niveau de défiance à son encontre était tellement élevé, que ça paraît compliqué que, où nous, ou d’autres puissent participer à un gouvernement d’union nationale à son initiative parce que le niveau de défiance est élevé. Il va falloir qu’il donne des gages très forts.»

Fabien Roussel a également indiqué que le chef de l’Etat avait sollicité son opinion sur « le gouvernement, la Première ministre » Elisabeth Borne. « J’ai répondu que le sujet n’était pas la personne » car « ce sont les mesures qui sont importantes ».