Des salariés de Leroy Merlin ont entamé un mouvement social à l’appel d’une intersyndicale, pour demander une hausse des salaires.

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Alors que le Black Friday débute dans la plupart des magasins de France.

L’appel de l’intersyndicale CFDT, CFTC, CGT et FO, des salariés de Leroy Merlin à permis de lancer un mouvement de grève, entamée depuis le mercredi 17 novembre dans les entrepôts du groupe, qui étaient “quasiment à l’arrêt” indique Bernard Vigourous, syndicaliste pour la section Force Ouvrière.

La mobilisation se poursuit encore ce vendredi et ce week-end, notamment dans les magasins. Selon lui, par exemple, la moitié des employés du magasin de Nice ou encore de Montpellier ont cessé le travail. Les points de vente concernés sont donc perturbés mais pas totalement à l’arrêt.

Ce mouvement de grève est né d’un “échec des négociations annuelles obligatoires”, qui n’ont été signées par aucune organisation syndicale. Selon ces dernières, Leroy Merlin a enregistré un chiffre d’affaires record cette année, à hauteur de 7 milliards d’euros.

Les syndicats parlent d’une mobilisation « historique » dans une entreprise, peu habituée aux mouvements sociaux. « Je n’ai jamais connu Leroy Merlin avec aussi peu de dialogue social », déplore Jean-Marc Cicuto.

Les accès aux entrepôts nationaux de l’enseigne à Dourges (Pas-de-Calais), Réau (Seine-et-Marne) et Valence (Drôme) étaient filtrés ce vendredi, ainsi que sur un entrepôt de débord à Gennevilliers (Hauts-de-Seine), ont affirmé les syndicats. Des salariés ont distribué des tracts aux clients devant les magasins de Mérignac, Montpellier, Nice et Perpignan. Le mouvement a débuté mercredi à Valence, où l’entrepôt est « totalement bloqué », selon Romain Coussin, délégué syndical central CGT.