Les compagnies aériennes se sont mises en ordre de bataille pour accueillir dès lundi les voyageurs vaccinés de 33 pays, autorisés à revenir aux Etats-Unis après dix-huit mois de fermeture des frontières.

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Air France, British Airways, United Airlines… Pour faire face, les compagnies qui, habituellement, dépendent fortement des liaisons transatlantiques et transpacifiques ont ajouté des vols, choisi des avions plus gros, se sont assurées d’avoir suffisamment de personnel.

L’annonce mi-octobre de la levée des restrictions par la Maison Blanche, le siège de la présidence américaine, était attendue depuis des mois par des familles séparées, des voyageurs d’affaires pressés de rencontrer leurs clients, ou de simples touristes. A cause de la pandémie de Covid-19, Washington, la capitale américaine, avait drastiquement limité les passagers en provenance de ces pays, dont ceux de l’espace Schengen, le Royaume-Uni, la Chine, l’Inde et le Brésil.

Immédiatement, les réservations de billets d’avion ont bondi. British Airways a ainsi vu les recherches de vols et séjours vers certaines villes américaines exploser de 900 % pour les jours précédant Noël par rapport à la semaine avant l’annonce du gouvernement américain. Chez American Airlines, les réservations ont, le lendemain de l’annonce, bondi de 66 % vers le Royaume-Uni, 40 % vers l’Europe et 74 % pour le Brésil. Pour les voyageurs arrivant par avion, l’exigence est plus importante que par voie terrestre. Il faut, en plus d’une preuve de vaccination et d’un test de moins de trois jours, que les compagnies aériennes mettent en place un système de suivi des contacts.

La clientèle d’affaires, en revanche, n’est pas au rendez-vous. Les réunions en ligne et le code de bonne conduite en matière d’émissions de CO2 ont refroidi les entreprises.