Les spécimens envoyés dans la nature seraient des mâles de l’espèce Aedes aegypti, soigneusement choisis puisqu’ils donnent naissance à des larves non-viables après la reproduction.

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Cette méthode complètement innovante, qui vise à vaincre le mal par le mal, a déjà fait ses preuves par le passé. En mai dernier, l’entreprise avait déjà lâché 750 millions de moustiques en Floride et les résultats ont été sans appel. Une baisse importante des populations de moustiques a été enregistrée sans effet néfaste sur l’environnement.

Très nuisibles, les moustiques sont à l’origine de graves maladies comme le paludisme, la dengue, le virus du Zika et le chikungunya. Des scientifiques ont donc eu l’idée de les modifier génétiquement.

Ces moustiques OGM, baptisés OX5034, sont inoffensifs pour l’être humain. Les larves nées de l’accouplement avec des femelles, déficientes en protéines, meurent avant leur maturité.

D’une part, cette solution permettrait de réduire drastiquement l’utilisation des insecticides toxiques à l’origine d’une hécatombe de moustiques, sans distinction de genre, et d’autres insectes importants comme les abeilles.

D’autre part, les lâchers de moustiques réduiraient les populations sans les supprimer totalement. Comme l’ont expliqué les experts à l’origine de ces tests, les survivants servent de repas à plusieurs espèces comme les oiseaux et les chauves-souris. Le tout, avec la certitude de ne pas contaminer la chaîne alimentaire avec des produits cancérigènes.

Selon les scientifiques, ce lâcher de moustiques serait sans danger pour l’environnement, et moins néfaste que l’assèchement des zones humides ou la pulvérisation d’insecticides. Cette modification génétique ne serait pas non plus dangereuse pour l’alimentation de leurs prédateurs, ni pour l’humain. Elle permettrait de diminuer drastiquement la population de moustique, sans l’éradiquer totalement.