Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) a rendu public, lundi 4 avril, le troisième volet de son sixième rapport.

CREDIT : Capture site internet du GIEC

Dans ses premiers volets, le Giec a fait état d’un réchauffement « à un niveau sans précédent depuis au moins 2 000 ans », dû à « l’influence humaine ». Ils ont également alerté : « Les preuves scientifiques sont sans équivoque : le changement climatique est une menace pour le bien-être de l’humanité et la santé de la planète. Tout retard dans la mise en œuvre d’une action concertée, globale et anticipée en faveur de l’adaptation et l’atténuation nous fera rater la courte fenêtre d’opportunité, qui se referme rapidement, pour garantir un avenir vivable et durable pour tous. »

Les changements à opérer sont majeurs et passent par une réduction importante des énergies fossiles, l’accroissement des énergies renouvelables, de l’efficacité énergétique et de l’électrification, les modifications des modes de vie, une hausse substantielle des financements et l’aide de l’innovation technologique.  Ce sont les principales conclusions du GIEC.

  • 1. Les émissions de gaz à effet de serre doivent plafonner d’ici trois ans
  • 2. Les engagements actuels ne permettront pas de contenir le réchauffement à 1,5°C
  • 3. Réduire d’au moins 60% charbon, gaz et pétrole d’ici 2050
  • 4. Atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 grâce aux énergies renouvelables
  • 5. Sobriété pourraient réduire les émissions de 70%
  • 6. Réduire les émissions de méthane de moitié
  • 7. Capturer le CO2

Le rapport du Giec « définit des options viables et financièrement saines dans chaque secteur qui peuvent permettre de maintenir en vie la possibilité de limiter le réchauffement à 1,5°C », objectif le plus ambitieux de l’Accord de Paris. « Les choix faits aujourd’hui par les pays permettront de tenir l’engagement sur 1,5°C ou le détruiront. (…) Les promesses et les plans doivent se transformer en réalité et en action, maintenant », a-t-il conclu.

« Malgré des progrès à la COP26, les émissions mondiales vont toujours dans la mauvaise direction. Le rapport d’aujourd’hui nous dit qu’il faut faire demi-tour, et vite (…). L’ambition n’est pas suffisante, seules les actions comptent ».

Les réactions ne se font pas attendre après la publication du 3e volet du 6e rapport du Giec. Nous devons baisser nos émissions de gaz à effet de serre de 27 à 43% en 2030 et de 63 à 84% en 2050 si nous voulons limiter la hausse moyenne des températures mondiales sous la barre des 2°C, les émissions continuent d’augmenter, relève le vice-président de la Commission européenne. Car même si le rythme ralentit, elles continuent de grimper : de +2,3% par an en 2010, à +1,3% par an en 2019, rappelle le Giec.