Les jeunes ne mettent pas toujours à jour leur situation. Ne pas être inscrit sur les listes électorales de son lieu de résidence multiplie par trois le risque de ne pas pouvoir aller voter aux élections.

CREDIT : Service de l’Etat

Sur les quelque 48 millions de personnes, en France, inscrites sur les listes électorales,  15,8 % des électeurs seraient mal inscrit selon les estimations de l’association A voté. Derrière cette appellation, on trouve toute personne inscrite sur une liste qui ne correspond pas à son lieu de résidence. Une situation fréquente chez les jeunes, après avoir quitté le domicile familial, changé de ville pour leurs études ou pour les premières expériences professionnelles. Entre 25 et 29 ans, ils seraient même 50 % à appartenir à cette catégorie.

À l’approche de la présidentielle, la mal-inscription préoccupe. Une mission d’information a donc été lancée à l’Assemblée nationale en décembre 2021. Le but est de permettre à tout électeur de voter dans la commune de son choix, lors des élections présidentielle et européenne. Les mal-inscrits ont jusqu’à aujourd’hui, le 4 mars pour effectuer leurs dernières démarches et s’enregistrer à la bonne adresse.

A savoir que lors des dernières élections régionales, 82% des 18-35 ans se sont abstenus. Selon une étude, la « mal-inscription » est citée comme principale raison de l’abstention chez les jeunes.

En partenariat avec l’association A voté, l’application de rencontres Tinder, très populaire parmi les 18 à 24 ans, a décidé de consacrer, l’ensemble de son espace publicitaire à ce phénomène : « Si tu dates en bas de chez toi… alors vote en bas de chez toi ! », peut-on ainsi lire entre deux consultations de profils.