Après quatre jours de débats houleux, le gouvernement a réussi à faire passer ses deux textes sur le pouvoir d’achat. Le texte, qui complète celui adopté la semaine dernière, a été approuvé par 293 voix pour et 146 contre.

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Des billets en Euros pour le pouvoir d’achat des Français – Crédit : Faut qu’on en parle

Vendredi au petit matin, l’Assemblée avait déjà adopté le premier volet, soit les 20 milliards d’euros du projet de loi d’«urgence» en soutien au pouvoir d’achat, face à l’inflation galopante.

Le projet de budget rectifié ouvre lui 44 milliards d’euros de crédits, dont 9,7 seulement pour financer la renationalisation à 100% d’EDF.

En fin de journée ce mardi 26 juillet, les députés ont voté, contre l’avis du gouvernement, le déblocage de 500 millions d’euros pour augmenter les pensions des retraités.
Mais à la toute fin de l’examen de ce texte, le ministre de l’Economie Bruno Le Maire a voulu une seconde délibération. Du coup, peu après 2 h 30 ce mercredi, la mesure a été abandonnée par l’Assemblée nationale, sous les critiques des oppositions.

L’adoption, vendredi dernier à l’aube, en première lecture du projet de loi sur le pouvoir d’achat avait autorisé le triplement du plafond de la prime pouvoir d’achat, la revalorisation de 4 % des retraites et des prestations sociales (CAF entre autre) et la déconjugalisation de l’Allocation adulte handicapé (AAH).

Poursuite du bouclier tarifaire sur l’énergie et de la remise carburant à 30 centimes le litre en septembre-octobre puis 10 centimes en novembre-décembre, revalorisation du point d’indice des fonctionnaires, et encore suppression de la redevance audiovisuelle étaient également au menu.

Le jeu des oppositions a parfois empêché la coalition présidentielle d’avoir le dernier mot, un soutien à hauteur de 230 millions d’euros a été voté lundi à l’Assemblée, et notamment par les oppositions, pour les foyers se chauffant au fioul, alors que l’exécutif souhaitait une mesure plus ciblée d’environ 50 millions d’euros.

La doublement aussi de la prime macron (3000 à 6000 euros) , la défiscalisation des heures supplémentaires passe de 5000 à 7500 euros.

La nouvelle prime Macron pourra être versée jusqu’au 31 décembre 2023 aux salariés percevant moins de 3 SMIC pour un montant maximal allant de 3 000 euros à 6 000 euros selon les entreprises. A partir de 2024, en revanche, le principe sera le même pour tous les salariés : la prime sera soumise à la CSG/CRDS et à l’impôt sur le revenu, et l’employeur devra payer le forfait social.

Il est aussi possible de vendre ses RTT à son employeur, désormais, les travailleurs pourront donc, sur la base du volontariat et en accord avec leur employeur, bénéficier d’une rémunération en échange des RTT non-posés. Mais le rachat du nombre de RTT sera également limité. ce dispositif n’est pour le moment possible que pour les RTT acquis entre le 1er janvier 2022 et le 31 décembre 2023. Cette limite dans le temps doit permettre une réflexion et une concertation sur un dispositif encore plus ambitieux.
Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a par ailleurs demandé que la mesure soit plafonnée à 7 500 €.

Autre mesure phare : la suppression de la redevance de l’audiovisuel public de 138 euros, suite à une promesse de campagne du président Emmanuel Macron. En réponse aux inquiétudes pour assurer la pérennité de ce financement, les députés ont affecté au secteur une fraction de la TVA pour un montant d’environ 3,7 milliards d’euros.