Les députés ont trouvé un accord sur une loi prévoyant la fin des animaux dans les cirques ou la vente de chiots et de chats en animalerie.

CREDIT :  Illustration Emilie Drouinaud/SO

Interdiction progressive des animaux sauvages dans les cirques et delphinariums, vente de chiots et de chatons en animalerie prohibée… Les députés et les sénateurs sont parvenus jeudi 21 octobre à un accord sur le texte contre la maltraitance animale, ouvrant la voie à son adoption rapide.

« Nous venons de trouver un accord inespéré sur un texte historique en faveur de la condition animale en France », s’est félicité sur Twitter le député LREM Loïc Dombreval, co-auteur de cette proposition de loi.

Les cirques itinérants, qui cristallisaient les critiques à ce sujet, se verront interdire la possession d’animaux sauvages d’ici sept ans. L’exploitation commerciale d’animaux sauvages sera aussi limitée par l’interdiction de les faire se reproduire dans les deux ans de leur acquisition. La fourrure animale est également dans le viseur du texte de loi, qui prévoit d’interdire les élevages d’espèces destinées exclusivement à en fournir. Tout comme les parcs animaliers aquatiques, qui ne pourront plus détenir de cétacés dans delphinariums d’ici cinq ans.

Limiter les achats impulsifs d’animaux de compagnie, qui finissent bien souvent abandonnés est aussi dans le projet de loi. Les animaleries qui vendent des chiots et chatons n’auront plus le droit de le faire à partir du 1er janvier 2024. Un certificat de connaissance avant l’acquisition d’un animal de compagnie sera délivré. Il est question de durcir les sanctions en cas de maltraitance. Enfin, la vente d’animaux en ligne sera mieux encadrée de par le durcissement des sanctions en cas de maltraitances.

« C’est une victoire pour la cause animale », a salué dans un communiqué le patron des députés LREM Christophe Castaner.