Une entreprise américaine veut insérer des séquences d’ADN de mammouth laineux dans un éléphant. Son but avoué : créer une espèce hybride qui contribuerait à restaurer des écosystèmes menacés par le changement climatique.

Une entreprise américaine veut insérer des séquences d’ADN de mammouth laineux dans un éléphant. Son but avoué : créer une espèce hybride qui contribuerait à restaurer des écosystèmes menacés par le changement climatique.

L’entreprise américaine Colossal tente depuis lundi de faire revivre les mammouths laineux, espèce éteinte il y a 4.000 ans, à l’aide de techniques de manipulation génétique.

Éteint il y a « seulement » 4 000 ans, le mammouth laineux vivait dans le nord de l’Eurasie et du continuent américain. Il pouvait mesurer plus de 3 mètres et peser jusqu’à 6 tonnes. Cette espèce a coexisté avec l’homme, qui s’en est largement servi comme source de nourriture et d’os, jouant un rôle dans son extinction.

Les éléphants d’Asie et les mammouths laineux auraient un ADN similaire à 99,6 %, d’après Colossal. L’entreprise de biotechnologie est parvenue à lever 15 millions de dollars (environ 12,7 millions d’euros) de fonds privés pour accomplir cet objectif, accueilli avec scepticisme par certains experts.

L’intérêt de ces néopachydermes ? Ceux-ci pourraient aider à « restaurer des écosystèmes disparus » qui eux-mêmes contribueront « à stopper voire à inverser les effets du changement climatique », détaille l’entreprise américaine. Elle espère ainsi redonner vie aux prairies arctiques, qui permettent de capter le dioxyde de carbone et de supprimer le méthane, deux gaz à effet de serre.

La dé-extinction, concept qui consiste à créer un animal similaire à une espèce éteinte en utilisant la génétique, ne fait pas l’unanimité dans la communauté scientifique, certains chercheurs doutant notamment de sa faisabilité ou s’inquiétant des risques de son application.