Chez les hommes, le Kényan Elisha Rotich a signé un temps record pendant que les Éthiopiennes emmenées par Tigist Memuye signent un quadruplé chez les dames.

CREDIT : ALAIN JOCARD / AFP

Partie des Champs-Elysées, l’épreuve a conduit les coureurs vers l’est parisien par Opéra et la Bastille jusqu’au bois de Vincennes, avant le retour vers l’ouest par les quais de Seine jusqu’au bois de Boulogne et à l’arrivée porte Dauphine.

Le Kényan Elisha Rotich, 31 ans, a remporté, dimanche 17 octobre, le marathon de Paris sous un grand soleil. Il a bouclé les 42,195 km de la course en 2 h 4 min 21 s, améliorant ainsi le record de l’épreuve parisienne, détenu depuis 2014 par l’Ethiopien Kenenisa Bekele (2 h 5 min et 4 s). Pour accomplir cet exploit, l’athlète  a dû courir à 20,37 kilomètres par heure en moyenne .  Le meilleur Français, Yohan Durand, a bouclé la course à la 15e place, en 2 h 9 min 21 s, remportant le titre de champion de France.

Chez les femmes, un trio d’Ethiopiennes est sur le podium: Tigist Memuye arrive en tête en 2 h 26 min 11 s, devant Yenenesh Dinkesa (2 h 26 min 14 s) et Fantu Jimma (2 h 26 min 21 s). La meilleure Française, Alice Mendes, termine à la 11e place, en 2 h 42 min 23 s.

À noter que chez les concurrents en fauteuil, c’est un Français qui s’est imposé. Après ses victoires en 2012, 2015 et 2019, Julien Casoli, 39 ans, l’a emporté en solitaire avec le très joli temps 1h33′17″, soit plus de 27 kilomètres par heure en moyenne.

Mais celui qui a fait parler de lui pour sa performance, c’est Alexandre Allain, 26 ans. Il est allé, en compagnie de son chirurgien, au bout du marathon de Paris avec les poumons d’un autre. Sur les Champs-Elysées, il prenait le départ avec les 35 000 autres concurrents alors qu’il y a quatre ans, le Sarthois pouvait à peine marcher. Depuis sa naissance, sa mucoviscidose ne lui laissait que peu d’espoirs. Mais en 2017, une double greffe des poumons est soudain possible, grâce à une donneuse. Il passera neuf heures entre les mains d’un chirurgien, qui deviendra par la suite un proche du jeune homme. Alexandre Allain et son chirurgien ont couru ce marathon ensemble. À l’arrivée, ils ont eu une pensée pour la donneuse : “Plusieurs fois, j’ai pensé à la personne qui m’a donné ses poumons. Sans elle, je n’aurais jamais pas pu courir.” Un très beau message !