« Éric Zemmour est un polémiste et il ne sait rien faire d’autre que de polémiquer. » Invitée chez nos confrères de franceinfo lundi 15 novembre, la présidente et candidate du RN à la présidentielle Marine Le Pen a vertement critiqué l’éditorialiste.

CREDIT  :  Pixabay

Pour Marine Le Pen, « Éric Zemmour n’est ni un adversaire ni un partenaire, c’est un concurrent ». Elle juge que « sur les idées régaliennes, il dit la même chose » que le RN. Mais ses propositions « sont plus immatures que celles que nous présentons parce que nous les travaillons depuis très longtemps », a-t-elle souligné, mettant notamment en avant le projet de loi « rédigé » qu’elle compte soumettre par référendum aux Français si elle est élue. Dans ce texte, assure-t-elle, « il y a l’intégralité des leviers pour régler le problème de l’immigration. Éric Zemmour est très loin de ce travail-là ».

Marine Le Pen s’est également exprimée sur le déplacement du candidat putatif Eric Zemmour devant le Bataclan samedi soir, jour de commémoration des attentats du 13-Novembre.
Il s’est rendu devant la salle de spectacles et a critiqué François Hollande, assurant qu’il n’avait « pas protégé les Français » en 2015. « Eric Zemmour est un polémiste et il ne sait rien faire d’autre que de polémiquer », condamne-t-elle. « C’est ce qui différence un polémiste et un homme d’Etat. »
D’après elle, ses propositions « sont plus immatures que celles que nous présentons parce que nous les travaillons depuis très longtemps ».

La candidat du Rassemblement national a également pointé le manque de « plus-value » d’Éric Zemmour. « Je n’ai pas entendu une seule proposition précise qui apporte quelque chose, qui soit une plus-value dans le débat sur la lutte contre l’immigration et le fondamentalisme islamiste », a-t-elle déclaré. « Il finit par dire exactement ce que nous disons depuis de nombreuses années », a-t-elle encore souligné.

Par ailleurs, Marine Le Pen propose également une retraite universelle de 1 000 euros minimum, « quelle que soit la durée de cotisation ». « La manière dont vivent nos aînés est pour moi un marqueur de civilisation. » Par ailleurs, elle souhaite fixer l’âge de départ à 60 ans et faire passer la durée de cotisation « de 43 ans à 40 ans ». Pour autant, elle se défend de baisser le niveau des pensions. « C’est un choix de société », défend-elle.