« Il ne doit pas y avoir de doute: il y aura une riposte forte aux sanctions, pas forcément symétrique, mais bien calculée et douloureuse pour la partie américaine », a assuré le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué.

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Les États-Unis ont annoncé mardi une «première tranche» de sanctions économiques visant à couper la Russie de l’accès aux financements occidentaux, en avertissant que des mesures supplémentaires étaient «sur la table» en cas d’«escalade» russe en Ukraine. L’ensemble du secteur bancaire russe pourrait être visé par des sanctions, a prévenu un responsable américain.

Des sanctions ont également été annoncées par l’Union européenne, le Japon, l’Australie, le Canada, l’Allemagne et la Grande-Bretagne. Berlin a notamment gelé le gigantesque projet de gazoduc Nord Stream II, qui devait acheminer encore davantage de gaz russe en Allemagne.

Joe Biden a donc annoncé hier soir : « Il faut imposer des sanctions bien au-delà que ce que l’on a appliqué en 2014. (…) Nous coupons la Russie des financements occidentaux, ils ne peuvent plus lever de fonds à l’Ouest et commercer avec ces marchés. À partir de demain, nous allons sanctionner les élites et leur famille », a-t-il déclaré.

Ces mesures restent pour l’instant modestes par rapport à celles promises en cas d’invasion et la Russie peut se targuer d’avoir accumulé près de 640 milliards de dollars dans ses réserves de change et 183 milliards dans son fonds souverain pour y faire face.