Ça avait affolé la toile dans le sud de la France en septembre. #boycottnahoclub ne cessait d’être diffusé sur les réseaux. Quelques semaines plus tard, un des dirigeants, Lionel Camara, a souhaité prendre la parole et rétablir la vérité.

CREDIT  : Facebook Naho Club

Fermé depuis plus de deux ans à cause de la crise sanitaire que nous connaissons tous, le Naho Club, à la Garde (83), n’attendait que ça : pouvoir rouvrir ! Tout était prévu pour accueillir au mieux les jeunes (recrutement, cadeaux comme des casquettes, teeshirt…).

Mais tout a viré au cauchemar dans la nuit du 4 au 5 septembre quand des vidéos et un témoignage ont été diffusés sur les réseaux sociaux. « Tout est allé très vite » affirme Lionel Camara.

Ce soir-là, un groupe de 15 personnes tentent de rentrer dans une boîte voisine. Refusé à cause d’antécédent, ce groupe se dirige donc au Naho Club où ils ne sont pas connus, d’après le gérant de la boîte de nuit. A 4h30, la situation dégénère. Une bagarre éclate sur le parking mais les clients sont évacués sur la voie publique. « A aucun moment, mes videurs se sont battus. Quand le jeune a quitté notre boîte il n’était pas dans l’état où il est montré sur les réseaux ». Les agents seraient même intervenus pour calmer l’histoire alors qu’il n’avait pas à le faire.

Cette affaire est aujourd’hui classée. Les videurs ne sont pas responsables et n’ont jamais porté de coups. La personne en question, responsable de la bagarre, a été identifié et à son tour convoqué au commissariat.

Même verdict pour l’affaire du 26 septembre. Le Naho Club a été innocenté grâce à la vidéo surveillance où l’on voit un groupe se battre avec un autre groupe et un videur pris en partie. « La personne qui se bat sur une des vidéos diffusée sur les réseaux n’est pas un videur. A l’ouverture nous avions offert pleins de tee-shirt. Cette personne ne travaille pas dans notre boîte de nuit. » insiste Lionel Camara.

Ce badbuzz a coûté cher à cette boîte de nuit déjà mise en difficulté à cause de la crise Covid. « Nous avons perdu 60% du chiffre d’affaires et avons dû licencier deux personnes à cause de cette histoire. Les gens ne se rendent pas compte de l’impact que ces histoires peuvent avoir. Nous avons assez souffert avec les fermetures pour risquer six mois de fermeture administrative pour une bagarre ».

Aujourd’hui, fort heureusement, cette boîte de nuit a retrouvé sa clientèle. Les jeunes ont pu voir d’eux-même, que tout se passait bien dans ce lieu.